L’Accompagnement Personnalisé, Haendel et les cannelés

Lecteur mon amour,

Si tu suis les patafiolantes aventures de la fameuse réforme du collège, qui entre en vigueur à la rentrée prochaine, tu seras peut-être tombé sur deux sigles quelque peu obscurs : EPI et AP. Ils constituent le fer de lance de la grosse machine mise en place par notre vénéré ministère de l’Éducation Nationale. J’aimerais donc aujourd’hui te parler de l’AP et pourquoi – ô surprise – ce dispositif a pour moi un doux fumet de fumisterie.

Et pour commencer, qu’est-ce que c’est donc que cette bête-là, l’AP ? Il s’agit de ce que l’on appelle Accompagnement Personnalisé. Le site Eduscol donne cette définition desdits AP :

« Le collège unique est organisé autour d’un tronc commun qui nécessite des pratiques différenciées adaptées aux besoins des élèves. Celles-ci doivent favoriser l’épanouissement personnel et la construction de l’autonomie intellectuelle des élèves. Elles permettent la prise en charge spécifique des élèves, notamment de ceux en grande difficulté scolaire. »

Ça claque, hein ? Tu la sens, la réussite au bout du texte ?

Parce que moi moyennement.

 

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Quand je lis la description de l’AP sur Eduscol

Concrètement, comment ça fonctionne ? Prenons l’exemple d’une classe de 6ème : dès l’année prochaine, cette classe fera 3 heures d’Accompagnement Personnalisé. Il ne s’agit pas d’heures rajoutées à l’emploi du temps mais bien incluses dans les matières. Pour parler plus clairement, dans le Collège de Trifouillis-Les-Chocobos, le Conseil d’Administration aura décidé que l’on fera de l’Accompagnement personnalisé une heure par semaine en français, en maths et en anglais. Et que, pendant ces heures-là, on travaillera, par exemple, la compréhension écrite. Il faut donc que, une heure par semaine, en classe entière, les profs se débrouillent pour travailler sur cette thématique, en tenant compte des difficultés des mômes. Sur un même texte, en français par exemple, on invitera Gwendolyn à trouver la différence entre souligner et entourer (vaut mieux s’y mettre dès la sixième, parce qu’en troisième, c’est pas toujours acquis, croyez-moi) tandis que Mohammed devra comprendre ce qu’on attend exactement de lui quand on lui pose une consigne ultra-vague telle que « Que pensez-vous de ce texte ? » (la réponse « rien » ne valant bizarrement qu’assez peu de points). On fera la même chose en maths en essayant de décrypter les attentes d’un exercice ou en anglais.

« Mais », va m’interrompre une bonne âme, « si c’est en classe entière, pourquoi on appelle ça Accompagnement Personnalisé ? Ce ne serait pas plus pertinent de faire ça en petits groupes ? »

En général, c’est là que les défenseurs du projet se mettent soit en colère, soit à rire d’une façon qui n’est pas départie d’une certaine condescendance. Ce syndicat, par exemple, explique qu’on peut tout à fait travailler une même compétence dans une classe de 27 élèves ayant un niveau d’acquisition variable, que travailler en petits groupes dans des horaires qui se rajoutaient aux heures de cours classique, c’est surfait, et qu’il y a tout un tas de méthodes qui le permettent.

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Moi quand ce syndicat, par exemple explique qu’on peut tout à fait travailler une même compétence dans une classe de 27 élèves ayant un niveau d’acquisition variable, que travailler en petits groupes dans des horaires qui se rajoutaient aux heures de cours classique, c’est surfait, et qu’il y a tout un tas de méthodes qui le permettent. (cette légende est beaucoup trop longue).

Alors certes. Sur le fond, je suis d’accord. De la même façon que je PEUX préparer des cannelés à cloche-pied, sans vêtements, tandis que ma voisine me hurle l’intégrale de Maître Gimms dans les oreilles. Je peux le faire. Mais le résultat sera peut-être un brin moins bon que si j’étais peinard, vêtu décemment à écouter Flashdance Haendel.

Les défenseurs de l’Accompagnement Personnalisé ont tendance à balayer cet argument d’un haussement d’épaules (ce qui, reconnaissons-le, demande une sacrée agilité) et continuent, dans le blog à dérouler leur argumentaire, autour de deux points qui ont particulièrement retenu mon attention :

  • Il est nécessaire de travailler les compétences du socle commun (les compétences essentiels telles que la compréhension écrite, l’expression orale…), et ce dans toutes les matières, ce que permet l’Accompagnement Personnalisé.
  • L’Accompagnement Personnalisé permettra enfin aux profs de mettre en place des dispositifs innovants tels que la différenciation, du tutorat entre élèves, des projets…

 

Et là, je suis désolé, mais on est dans le domaine de la foutaise et du mépris pur et simple. Nous sommes en 2016, et, à quelques exceptions près, je ne connais aucun bahut dans lequel les enseignants ne comprennent pas l’importance de travailler en équipe et non tout seul dans son coin. Bien évidemment que lorsqu’un prof d’anglais foire son cours sur la voix passive, il ira se renseigner sur le degré de maîtrise de ce savoir auprès de son collègue de français (et c’est généralement là qu’il commencera à comprendre qu’il va avoir des soucis…).
Le premier collège dans lequel j’ai enseigné, il y a 9 ans – en temporalité Éducation Nationale, peu de temps après le Déluge, donc – en tant que stagiaire, se trouvait dans la Sarthe, perdu entre un champ et un autre champ. L’un de mes premiers cours de l’année s’est fait en duo avec ma collègue de maths : nous avons passé deux heures à travailler avec les chiards sur des termes que l’on retrouve en maths comme en français, tels que hypothèse, résultat, ainsi que divers connecteurs logiques. Parce que c’était pertinent, parce que nous savions que c’était ce dont notre classe avait besoin à ce moment là.

Quant à la différenciation, les projets, le tutorat… Je suis ravi de m’apercevoir que cette réforme s’aperçoive de l’existence de procédés qui existent depuis les années 30 et les institutionnalise, mais, une fois encore, ce n’est pas parce qu’un laxatif peut-être exactement le remède dont a besoin à un moment qu’il faut s’en envoyer une pilule tous les soirs.

Au risque de me répéter, je continue de l’affirmer : tout est question de timing, d’ambiance de classe, d’élèves. Il y aura des moments, des groupes dans lesquels il sera essentiel de travailler certaines compétences dans certaines matières. Et d’autres où ces méthodes seront totalement inefficaces. Et oui, je vais être terriblement rétrograde en affirmant que, plutôt que de rendre obligatoire l’utilisation de procédés qui ont leur mérite, cette réforme aurait été plus inspirée de pérenniser le travail en petits groupes. Parce que les mômes en ont besoin. Parce que c’est ainsi que l’on pourra faire leur connaissance, parce que non, aucune réforme ne mettra en place une perception altérée du temps durant lequel on pourra se concentrer sur 27 élèves l’un après l’autre. Ce n’est peut-être pas ce que l’on me demande mais cela reste pour moi essentiel. L’année dernière, G. ne s’est enfin ouverte que parce que je lui ai consacré trois mois de tutorat privé. Si elle n’avait pas eu ce temps privilégié avec un adulte quel qu’il soit, elle serait très probablement restée murée dans son silence et ses difficultés. Parce que G. faisait parti d’une classe dont l’équipe carburait aux dispositifs pédagogiques « innovants ».

Et nous en arrivons au point qui fait que l’Accompagnement Personnalisé, version 2016 me donne envie de cracher de l’acide et de massacrer l’équipage entier du Nostromo : ce dispositif ment. Il se fait passer pour une pratique innovante, qui va enfin dépoussiérer des professeurs profondément rétrogrades et rétifs au changement. Alors qu’en leur imposant à tous les enseignants de danser sur une musique qui ne leur convient pas, il risque de donner lieu à des heures peu efficaces, durant lesquels mômes et adultes essayeront désespérément de comprendre ce que l’on attend d’eux.

Alors qu’il aurait été nettement plus pertinent de présenter tous les outils dont l’Accompagnement Personnalisé se fait le chantre aux profs en mettant en avant leurs avantages pour laisser chacun libre de les intégrer ou pas à sa pédagogie. Je commence à en avoir ras-le-bol de ce discours implicite qui est véhiculé par cet ensemble de mesure et qui sous-entend que, si des directives ministérielles ne nous y invitaient pas (comme Barbe-Noire invitait des membres de son équipage à faire un petit tour sur la planche), les enseignants ne chercheraient pas à innover, à mettre en place des trucs, et à se former mais passeraient leur temps à cocher les jours qui les séparent des vacances dans leurs agenda en regardant Game of Thrones. Mais bien entendu, ça impliquerait aussi de nos supérieurs de se pencher d’un peu plus près sur notre  boulot, et pas uniquement en se penchant sur de vagues rapports que des inspecteurs surchargés de boulot et de responsabilités diverses rédigent quand ils ont encore le temps de venir nous voir (coucou, ça fait 9 ans que j’attends une inspection…)

L’Accompagnement Personnalisé illustre à merveille le paradoxe (je pourrais dire l’hypocrisie mais ce serait être mauvaise langue et nous savons tous que je ne suis pas mauvaise langue) de la réforme du collège : elle prône l’individualisation des élèves en exigeant une uniformisation des méthodes de travail des enseignants, peu importe que lesdites méthodes leur conviennent ou pas. Ce qui me permettra de finir sur un axiome merveilleux, digne d’une mémé bretonne « Quand en classe on a un prof grincheux, ça fait trente élèves malheureux. »

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Quand on m’explique que ce n’est pas très agréable de m’entendre tout le temps critiquer la réforme du collège.

La grande foire de la correction du brevet

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Chers élèves de troisième avec qui j’ai eu la chance de travailler cette année,

Pour commencer, j’espère que les épreuves du brevet se sont bien passées et que votre week-end a été reposant. Je profite pour vous rappeler qu’on en a déjà parlé en classe, « reposant » ne signifie pas forcément augmenter son ranking à Black Ops 3 ou se faire un marathon de « La famille Kardashian » pendant 48 heures non stop.

De mon côté, je suis en train de me préparer une playlist. Attendez, ne partez pas, ça vous concerne. Une playlist, donc, composée des morceaux les plus relaxants possibles. Parce que, voyez-vous, demain, je m’en vais corriger le brevet de français. Et que, entre ça et me prendre quatorze fois d’affilée une enclume en titane sur le pied, mon cœur balance sérieusement.

Vous me répondrez, avec la répartie qui vous caractérise, que c’est le jeu, ainsi que je vous l’ai seriné toute l’année quand vous vous plaigniez d’avoir trop de révisions à la maison. Et vous aurez raison.

Je suis prof de collège, et corriger le brevet fait partie de mes attributions. Je suis même payé pour ça. Combien me direz-vous ? Eh bien c’est là une fort bonne question, et le début de l’immense pomme de discorde que constitue, à mon sens, la correction du brevet.

À ce jour, j’ignore totalement combien je serai rémunéré pour ce travail. Depuis cinq ans que j’exerce cette auguste fonction, j’ai successivement touché :

  • 22,38 euros + le remboursement de mes frais de déplacement au mois de septembre.
  • 13,07 euros en janvier.
  • 27 euros en décembre + le remboursement de mes frais de déplacement.
  • rien du tout.
  • 6,99 euros en mars.

Voilà. Corriger le brevet, c’est un peu la loterie. Et la somme qui m’est remise à chaque fois me laisse entendre que l’on estime assez peu mon boulot de correcteur de ce qui est, quand même, votre tout premier examen. Dussé-je me faire lapider à coups de parpaings, j’en suis à un point où je préférerai que l’on me signale que ce devoir de correction fait partie de mes attributions d’enseignant et qu’il est inclus dans mon salaire. Au moins, j’aurais l’impression de bosser pour légitimer mon statut. Parce que là, corriger une quarantaine de copies (quatre-vingt en fait, car l’étude de texte et la rédaction constituent deux devoirs à part entière) pour la somme de 0,08 euros l’une, ça ne donne pas une vision très reluisante de ce que l’institution pense de votre travail.

Ce souci financier écarté, laissez-moi vous expliquer comment ça se passe, les lapins : il y a trois semaines, j’ai reçu une convocation papier m’indiquant que j’irai corriger à Trifouillis-les-Chocobos, établissement scolaire dans lequel je n’ai jamais mis les pieds, éloigné tant de mon domicile que de mon bahut. L’idée est que je sois certain de ne pas corriger, par inadvertance, vos copies à vous dans un souci d’équité. (les copies étant anonymées et mon talent de reconnaissance des écritures proche du zéro absolu, le risque que vous soyiez privilégiés est assez mineur, mais soit).
Avant, cette expédition avait un côté sympathique : on partait en équipe, on découvrait l’établissement, on s’installait à nos bureaux et…

Wow wow wow… « un côté SYMPATHIQUE ? »

Cthulhu soit loué, le rectorat a mis fin à cette hérésie. Depuis quelques années, les profs d’un même établissement sont dispersés dans tout le département parce que, bon, hein, s’ils se retrouvent ensemble, on sait ce qu’il va se passer : ce sera bavardage, resquillage et compagnie. Je ne soulignerai pas l’infantilisation désarmante qui émane de cette mesure, parce que je sais parfaitement qu’on me sortira une réponse du genre : « Rooooh ça vaaaa… c’est pas une conspiration non plus, vous les profs vous savez que gueuler, allez donc corriger votre trente-sixième copie, allez allez ! »

Par contre, j’aimerais souligner l’inefficacité crasse de ce procédé. La correction de copies est une tâche rébarbative en diable, surtout lorsqu’elle a lieu à l’orée des vacances, durant une journée complète. Se retrouver entre collègues qui – en général – s’entendent bien fournissait une mini-incitation à s’infliger ce pensum. Désormais, de plus en plus de collègues préfèrent – et j’ai du mal à les en blâmer – perdre une journée de salaire en séchant ces fameuses corrections. Ce qui a pour effet d’augmenter le nombre de copies que les présents doivent annoter, présents qui, l’année prochaine, réfléchiront peut-être à deux fois avant de répondre à la convocation. Vous vous rappelez, quand on a vu la définition du cercle vicieux en cours, les chiards ? Eh ben c’est exactement ça.

Histoire de vous mettre en condition, voilà à peu près comment se sont passées toutes les corrections que j’ai vécues depuis mon entrée en carrière.

Parce que je suis grotesque et que j’ai perdu ma convocation, j’arriverai probablement avec une heure d’avance au bahut qui m’a été attribué, après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps sur le périphérique parisien (je n’aime pas conduire à Paris).

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Arrivé là-bas, j’errerai timidement jusqu’à ce qu’une bonne âme – souvent un principal épuisé par l’organisation de cette réception pas super glamour – m’indique une salle du bahut aménagée pour l’occasion en chapelle Notre-Dame de la Correction. Je serai l’un des trois représentants du sexe masculin présent, et ne pourrait me départir, le premier quart d’heure, de la tenace impression d’être entré par erreur dans les toilettes des filles. Là, les coordonnateurs, un peu verdâtres,  nous distribuerons les corrigés officiels.

Aaah les coordonnateurs.

Il s’agit de profs innocents, qui n’ont rien demandé, et à qui les décisionnaires du rectorat ont gentiment demandé de superviser les corrections du brevet. Ce qui veut dire qu’en plus de leurs copies – parce que oui, ils corrigent aussi, faut pas déconner – on leur demande de faire passer les instructions.

Et comme toute situation à la con (pardon A., ne t’évanouis pas), ce moment fera ressortir le pire chez nous. Les corrections commencent en général vers 9h, mais dans les faits, près de 30 minutes s’écoulent en récriminations du genre « Quoooooi ? On accepte « proposition subordonnée à la question 7.b ? Moi vivant(e), jamais ça n’arrivera ! »
Une mini révolution éclate systématiquement dans ces moments là, révolution dont le volume sonore n’a d’égal que la futilité, pour la simple et bonne raison que les coordonnateurs présents n’y peuvent rien, que le corrigé est national, et que le ministère se tamponne l’oreille de nos réserves avec une babouche. Les seuls qui trembleront dans leurs chaussures d’été seront les correcteurs, à qui ce genre d’interventions fera perdre encore un peu de temps.

D’un autre côté, je peux comprendre l’envie de gueuler qui s’empare de certains collègues : en effet la plupart des corrigés finit par être modifié en cours de corrections.

Illustration : Il est 11h20, ça fait une heure et demie qu’on transpire sur les copies. La tête gênée de Pétronille, coordo, passe par la fenêtre.

 

PÉTRONILLE (tremblant comme une parkinsionienne) : Coucou les amis, ça farte ?

FRIGOLON (avec un soupir exaspéré) : Vas-y, balance-la nous ta nouvelle.

PÉTRONILLE (transpirant) : En fait pour la question 2, celle où il fallait relever un procédé de style… on accepte aussi la métaphore, la comparaison, la litote et un kilo de fromage frais.

 

À ce stade de la conversation, deux réactions possibles : Frigolon et ses comparses ravaleront quelques insultes à base de vache unijambiste faisant subir les derniers outrages à nos supérieurs et récupéreront les copies déjà corrigées pour modifier le barème ; ou Pétronille finira crucifiée au tableau pendant qu’une horde de profs en colère foutra le feu au bahut. (Ça n’est encore jamais arrivé, mais je sens 2016 comme un bon cru).

Oh, et bien sûr histoire de conclure sur le meilleur : tout comme les candidats aux examens, il est interdit aux correcteurs de sortir avant qu’un certain délai soit écoulé, des fois que nous ayions bâclé notre boulot. Certains principaux poussent le vice jusqu’à ne distribuer que la moitié des copies le matin et l’autre l’après-midi, histoire de vérifier que nous bossons correctement. À 33 balais, je commence à trouver la pilule dure à avaler.

Alors certes je me plains. Pour ce qui ne sera qu’une journée à la noix (voir deux, si trop de copies non corrigées s’accumulent). Mais surtout je m’interroge. Quelle peut être la qualité des corrections effectuées par des profs sous pression, exaspérés et soumis à des injonctions parfois absurdes ? (il arrive qu’un corrigé se contredise lui-même) ?

Vous, les élèves, avez été invités à donner le meilleur de vous-même pour ces épreuves et j’affirme sans rougir que tous les établissements dans lesquels j’ai enseigné on fait de leur mieux pour vous fournir les meilleurs conditions d’examens possibles. Il me semblerait décent à votre égard et au notre que les corrections soient organisées de la même façon. En convoquant tous les profs de discipline. En répartissant de façon rationnelle les lieux de correction. En bossant sur le corrigé de façon plus poussée, quitte à reporter le moment des corrections (rédiger un corrigé national en trois jours, c’est pas évident…)

L’année prochaine, le brevet des collèges change pour inclure toutes les matières. Afin d’éviter l’accident industriel, il serait bon que nos dirigeants repensent également les corrections, et le statut des correcteurs.

Désolé les mômes, je me suis perdu dans mon monologue. Hmm ? Oui I. ? Qu’est-ce qu’il y a sur ma playlist ? Eh bien, A winged victory for the sullen, pour commencer. Pas mal, pour se détendre…